À Lyon, la transition énergétique n’est plus un slogan. La métropole s’appuie sur la dynamique de la région au sujet de la transition énergétique pour transformer ses bâtiments, ses réseaux de chaleur, sa mobilité et...
À Lyon, la transition énergétique n’est plus un slogan. La métropole s’appuie sur la dynamique de la région au sujet de la transition énergétique pour transformer ses bâtiments, ses réseaux de chaleur, sa mobilité et son tissu industriel. Entre solaire, éolien, hydrogène et géothermie, les chantiers se multiplient et ouvrent de nouveaux marchés aux PME locales, en particulier dans les travaux et la maintenance.
Dans un contexte où la région a déjà réduit ses émissions de gaz à effet de serre d’environ un quart depuis 2010, nous voyons se structurer un véritable écosystème d’appels d’offres, de financements et de prix dédiés aux projets verts.
Cet article propose un panorama des grandes tendances à Lyon et dans la région, avec un focus sur les retombées concrètes pour vos activités et sur les opportunités à saisir dès 2025.
Temps de lecture : ~10 min
L’Auvergne Rhône Alpes affiche des résultats significatifs en matière de climat. Entre 2010 et 2022, les émissions régionales de gaz à effet de serre ont reculé d’environ 25 %, une baisse plus marquée que la moyenne nationale (≈ 21 %). Cela confirme que la région fait partie des moteurs de la transition énergétique française, portée par des métropoles comme Lyon, Grenoble ou Clermont-Ferrand.
Pour Lyon, cette dynamique se traduit par une montée en puissance des énergies renouvelables locales (photovoltaïque en toiture, réseaux de chaleur alimentés par des sources renouvelables, hydroélectricité sur le Rhône et la Saône), une pression croissante sur la qualité de l’air (décarbonation de la mobilité et des procédés industriels) et un maillage de dispositifs publics (ADEME, Banque de la Transition Énergétique) finançant études, investissements et innovations.
Pour les entreprises de travaux, de maintenance, bureaux d’études, installateurs ou exploitants, cette dynamique rime surtout avec des carnets de commandes axés sur des chantiers bas carbone, des marchés pluriannuels et une demande de compétences techniques pointues.
Autour de Lyon, les chantiers de transition énergétique se multiplient, offrant des opportunités dans le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité, l’hydrogène et plus encore. Les PME locales sont particulièrement sollicitées dans les travaux et la maintenance.
Le solaire photovoltaïque est l’une des portes d’entrée les plus visibles. Collectivités, bailleurs sociaux, entreprises tertiaires et industrielles lancent des projets d’autoconsommation sur toitures et parkings ombrières. Les appels d’offres publics intègrent de plus en plus de critères environnementaux et sociaux, favorisant les acteurs locaux et l’autoconsommation collective, créant de nouveaux rôles d’exploitant et d’animateur de communautés énergétiques.
Même si les gisements éoliens sont situés ailleurs en région, Lyon profite de l’électricité renouvelable connectée au réseau. L’hydroélectricité le long du Rhône reste un pilier, avec des opérations de modernisation régulières.
La ville développe aussi ses réseaux de chaleur, valorisant biomasse, chaleur industrielle fatale et déchets incinérés, pour alimenter des quartiers entiers. Les entreprises interviennent en génie civil, mécanosoudure, automatisme, pose d’échangeurs, isolation de sous-stations et maintenance d’équipements thermiques.
L’hydrogène décarboné est un axe majeur. Zones industrielles et plateformes logistiques testent des solutions pour la mobilité lourde et certains procédés industriels. Les projets couvrent la production d’hydrogène à partir d’électricité renouvelable, les stations de ravitaillement et l’adaptation des matériels roulants et chaînes logistiques. Ils requièrent génie civil, installation d’équipements sous pression, électricité, instrumentation et sécurité industrielle, offrant des opportunités aux PME habituées aux environnements contraints.
Pour 2025, plusieurs dispositifs structurés soutiennent la transition énergétique en Auvergne Rhône Alpes, ouverts aux collectivités, entreprises et associations.
L’ADEME propose des subventions pour les études multi-énergies (solaire thermique, biomasse, géothermie, récupération de chaleur fatale), l’accompagnement de la géothermie (études de faisabilité, tests de réponse thermique, installations via le Fonds Chaleur), un appel à projets Recherche Énergie Durable (dépôt au printemps 2025) et des diagnostics énergétiques pour les serres agricoles. Ces aides sécurisent les budgets en amont et génèrent un flux d’études débouchant sur des chantiers dès 2025–2026.
La Banque de la Transition Énergétique et la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes lancent la deuxième édition des prix en 2025, avec trois catégories (énergies renouvelables, démarche écologique et innovation). Les lauréats bénéficient d’un accompagnement valorisé à ≈ 5 000 € et d’une mise en lumière en communication, renforçant leur crédibilité face aux grands donneurs d’ordre.
Lors de la 10ᵉ Journée nationale de la qualité de l’air (octobre 2025), la DREAL a lancé l’appel à projets Mission Air 2025 et Atmo Auvergne Rhône Alpes a présenté ses outils de suivi. Les besoins concernent capteurs, solutions de mesure, logiciels, sensibilisation, adaptation des flottes de véhicules et des procédés, offrant des débouchés aux PME d’instrumentation, services environnementaux, mobilité et rénovation.
Au-delà des discours, la transition énergétique reconfigure les marchés pour les PME : des études plus en amont, des compétences transverses (thermique, électricité, automatisme, data) et un gisement récurrent d’activité pour la maintenance des énergies renouvelables.
Certains retours d’expérience montrent qu’il est possible de concilier performance technique, confort d’usage et compétitivité, inspirant la filière et élevant le niveau d’exigence. Pour les dirigeants de PME, l’enjeu est de positionner clairement leur offre (formations, partenariats, labels, mise en avant de réalisations dans les réponses aux appels d’offres).
Oui. La baisse de 25 % des émissions régionales (2010–2022) est portée par des milliers de projets locaux (rénovation de bâtiments, réseaux de chaleur, centrales solaires), mobilisant les entreprises pour études, travaux et maintenance. Les aides de l’ADEME et les Prix de la Transition Énergétique sécurisent les financements et valorisent les acteurs locaux.
Les domaines porteurs : rénovation énergétique des bâtiments publics et privés, installation et entretien d’équipements solaires, mise à niveau des chaufferies et sous-stations, réseaux de chaleur renouvelable et qualité de l’air intérieur. À moyen terme, l’hydrogène et le stockage d’énergie généreront de nouveaux marchés, notamment pour les entreprises familières des environnements industriels exigeants.
La proximité et la spécialisation sont clés. Montrez votre ancrage local, votre réactivité et vos références de chantiers de transition énergétique pour devenir partenaire de rang 1 ou 2. Vous pouvez aussi vous distinguer sur des niches : maintenance de petites centrales solaires, rénovation de petits immeubles, performance énergétique dans l’agricole, qualité de l’air intérieur.
Suivez les plateformes de marchés publics, abonnez-vous aux newsletters des acteurs institutionnels régionaux et participez aux événements dédiés (qualité de l’air, énergie, construction durable) pour être informé en avant-première. Inspirez-vous des retours d’expérience pour structurer votre stratégie, votre offre et vos partenariats.
Pour aller plus loin et découvrir nos solutions, consultez le témoignage d’une entreprise qui simplifie déjà la transition énergétique de ses clients : découvrir nos solutions de transition énergétique pour les entreprises.
Chaque semaine, un fondateur, une PME, une décision. L'émission qui ancre les analyses dans la réalité du terrain.
Voir les émissions